Liste des amorces de dialogue

Le domaine de la spiritualité invite à réfléchir sur ce qu’on appelle l’expérience de Dieu, d’un Absolu, d’un Esprit universel, d’une Conscience universelle, d’un monde autre, d’une communication avec les morts, etc. L’expérience est réelle, mais quelle en est la source?

Qu’est-ce qu’une vie bonne? La société se pose la question. Chaque individu se la pose.
La définition courante de la morale concerne la collectivité : « L’ensemble des règles à respecter pour avoir un comportement qui est jugé bon par la société » (Antidote). On attend de chaque citoyen qu’il respecte un ensemble de normes socioculturelles transmises par l’éducation, certaines faisant l’objet de lois auxquelles on est soumis sous peine de sanctions. La discussion des approches, des principes et des théories morales qui président aux choix de société a été faite dans le chapitre 7 de L’hypothèse Dieu[1]. Abordons ici la question sous l’angle du jugement de moralité que chacun porte sur son propre comportement.

En attente d'une amorce de dialogue

Le premier chapitre de L’hypothèse Dieu est une invitation à s’interroger sur l’avenir de la religion. Il va de soi que pour les croyants une religion sans Dieu n’a pas de sens. Tel n’est pas le cas pour des non-croyants : la religion peut avoir une fonction sociale même si Dieu n’existe pas.

L’hypothèse Dieu est une invitation au dialogue. La quête de vérité qui caractérise cet essai ajoute quelques exigences à celles déjà mentionnées en marge de l’article précédent. L’introduction de l’essai est le lieu pour en débattre.

La question de Pilate en présence de Jésus, « Qu’est-ce que la vérité? » (Évangile selon St-Jean, 18, 38), est toujours à l’étude. Toute croyance repose sur une présomption de vérité, mais comment établir cette vérité dans un domaine qui échappe à l’observable?

Le dialogue est possible parce que nous reconnaissons que ces positions ne peuvent faire l’objet d’une démonstration définitive sur le plan rationnel. Et c’est sur ce plan que nous construisons notre plaidoyer pour l’immanence. Il n’est pas question dans ce contexte de mettre en cause la légitimité des croyances religieuses ou athées. L’une et l’autre prennent en considération une expérience de vie et celle de l’un ne peut invalider celle de l’autre. La « Réplique » illustre, plus que l’essai lui-même, la force de la conviction. Une croyance dissout les doutes intellectuels pouvant lui faire ombrage. Mais nous aimerions bien qu’après avoir opposé un manifeste pour la transcendance au plaidoyer pour l’immanence, l’argumentation se précise.

Dans le débat religieux, plusieurs participants se définissent comme agnostiques. Il suffit de comparer leurs positions respectives pour en constater la diversité. Avant de proposer une typologie basée sur cette observation, quelques considérations générales.

La publication de L’hypothèse Dieu, un plaidoyer pour l’immanence, se veut une invitation au dialogue entre croyants, athées et agnostiques.