Liste des appoints

L’expérience spirituelle est complexe et d’une grande variété. Le vocabulaire pour en parler est polysémique et souvent source de confusion. Le titre de l’essai de Maurice Lagueux étonne, mais l’auteur considère « qu’il n’y a rien de paradoxal à ce qu’un croyant sincère se dise parfaitement agnostique ».

La recherche d’une vie bonne suppose chez l’homme une capacité de faire des choix personnels. Mais la question ne cesse de ressurgir en philosophie comme en science : cette expérience de choisir est-elle une illusion? Si l’homme est un produit de la nature peut-il échapper au déterminisme qui la caractérise?

Émile Durkheim (1914) « L'avenir de la religion. »
Une édition électronique réalisée à partir de l'article d’Émile Durkheim «L'avenir de la religion » — Le sentiment religieux à l'heure actuelle, troisième entretien : la conception sociale de la religion, Vrin, 1914, pp. 97-105. Texte d'une communication faite à la séance du 18 janvier 1914 de “l'Union de libres penseurs et de libres croyants pour la Culture morale”.

1. « Paradoxalement, la légitimité théologique des études scientifiques des aspects humains des Écritures conduit à affirmer, qu’en un certain sens, la Bible « est un livre comme les autres » (Mayet, L. (1997-1998), Les Secrets de la Bible, Sciences et Avenir, Hors-Série no 113, p. 3)

La Presse, 14 octobre 1989
Le débat sur l'école laïque vs l'école confessionnelle est loin d'être clos. Au centre de ce débat, il y a le problème de l'enseignement de la morale. Qu'est-ce qu'une morale laïque, qu'est-ce qu'une morale confessionnelle ? L'une et l'autre sont-elles accessibles à tous les enfants du Québec; au cas où elles ne le seraient pas, devraient-elles l'être?

Nous avons créé sur le portail Homo Vivens un nouveau site consacré au dialogue entre croyants et non-croyants. Son titre « L’hypothèse Dieu » annonce-t-il un virage dans l’orientation de L’Agora? Aucunement. Nous croyons au contraire que le fait d’ouvrir au public un débat que nous menons amicalement tous deux depuis des années offrira plusieurs avantages aux lecteurs.

[Ce texte a été fait dans le cadre d’une démarche de formation appelée « Présence en relation d’aide », formation dont un des ateliers avait comme thème : la présence au niveau transpersonnel du développement et à la dimension spirituelle de l’expérience humaine. Sherbrooke, 2008]
S’inspirant d’un cadre transpersonnel et particulièrement de celui de la psychosynthèse, une portion de la démarche de formation sur la Présence concerne le niveau transpersonnel du développement et la dimension spirituelle de l’existence humaine.

Le débat entre athées, agnostiques et croyants est particulier. Bien souvent, il porte sur des croyances, quelles qu’elles soient, qui n’ont jamais été soumises à l’épreuve de l’échange avec ceux et celles qui, de bonne foi, ne les partagent pas. L’ignorance tranquille de l’autre et l’indifférence à son endroit tiennent souvent lieu de modus vivendi acceptable pour les parties, quand ce n’est pas une certaine condescendance qui n’ose se dire. L’implication existentielle en la matière est telle que les sensibilités risquent parfois d’être affectées pour le moins, sinon, irritées.

Les auteurs s’interrogent sur leurs positions respectives

Couverture du livre L'hypothèse Dieu (Montréal, Liber)

Dans un ouvrage qui vient de paraître sous le titre The Moral Arc[1], Michael Shermer, un psychologue américain connu pour ses travaux sur la croyance religieuse, s’invite dans le débat sur le progrès moral.

L’hypothèse Dieu, montre la difficulté sinon l’impossibilité de fonder en raison une croyance en Dieu. Mais tout ne s’arrête pas là. C’est même le point de départ d’une quête de sens qui nous conduit au-delà du savoir. Il serait naïf de croire qu’un plaidoyer pour l’immanence, aussi rigoureux soit-il, puisse avoir pour effet d’éradiquer la foi.

Dans une vidéo intitulée L’heureux naufrage, quelque trente personnalités publiques québécoises et françaises s’expriment sur le thème dont fait état le sous-titre : « L’ère du vide d’une société post-chrétienne ». Nous y avons trouvé, en première partie, une miniature de l’idée très répandue d’un désenchantement du monde.