Sans Dieu

Vivre sans Dieu

Au-delà du savoir, il y a l’acte de croire ! Mais on ne choisit pas de croire ou de ne pas croire. Robert Debré exprime bien l’expérience du non-croyant :

« Certains hommes sont étrangers à tout élan mystique, à toute croyance, à toute participation ou adhésion à une religion. […] Les croyances, si répandues qu’elles apparaissent comme naturelles, ne peuvent entrer dans leur esprit. Les lumières de leur intelligence, pensent-ils, ne pouvant éclairer des problèmes qu’ils ne résoudront jamais, ils restent agnostiques. Ils n’arrivent point à se figurer l’existence d’un Dieu créateur, encore moins celle d’une Divinité se souciant des hommes et de leur sort […] Si leur tempérament le leur permet, ils gardent leur sérénité devant les mystères du monde et de la vie que la curiosité humaine s’efforce de dissiper. Mais ils connaissent les limites de l’intelligence humaine. S’ils s’émerveillent devant ces conquêtes, ils n’ignorent point que toute connaissance nouvelle pose des problèmes nouveaux et qu’il en sera ainsi indéfiniment[1] ».

Le livre intitulé L’hypothèse Dieu[2] explique la position de ceux qui sont incapables de croire en Dieu. Pour les auteurs, l’hypothèse Dieu n’est pas nécessaire pour expliquer l’origine de l’univers et de la vie, la nature humaine, la moralité, ou même la croyance en Dieu. La Maison Liber a autorisé une diffusion en ligne d’un résumé de cet essai. Il fait l’objet des amorces de dialogues en marge de cette introduction.

On trouvera aussi dans les « Répliques » un exposé des difficultés que vivent respectivement des interlocuteurs qui vivent « avec Dieu » ou « sans Dieu ». 

Transcendance ou immanence ? La réponse relève des convictions personnelles puisque nous sommes destinés à Vivre sans savoir[3]. Chacun est invité à se situer. C’est la portée des échanges auxquels nous invitons nos interlocuteurs. 




[1]Robert Debré, cité dans ATHEISME et AGNOSTICISME, Colloque de Bruxelles · Mai 1986, Édité par Jacques Marx 16/1986, Éditions de l'Université de Bruxelles, p. 7 et 8, disponible en ligne

[2]Giroux, J. et St-Arnaud, Y. (2015), L’hypothèse Dieu, Montréal : Liber.

[3]St-Arnaud, Y. (2012), Vivre sans savoir. Invitation au dialogue entre croyants et non-croyants, Montréal : Fides.

 

 

Amorce de dialogue: 

L'hypothèse Dieu

Résumé du livre L'hypothèse Dieu (Liber, 2015)

Répliques: 

Réplique aux auteurs de L’hypothèse Dieu

Auteur(s): 

Je connais bien les deux auteurs de cet ouvrage. Jocelyn Giroux est un ami de longue date. Sa passion pour la connaissance m’a toujours semblé parfaitement désintéressée. Je l’ai toujours admiré pour cette raison. Ce n’est pas un travailleur de la science, il a une vie intellectuelle. Sa brillante carrière d’avocat criminologue satisfaisant pleinement son besoin d’être reconnu et lui laissant quelque loisir, sa maison entière est devenue une bibliothèque. Il s’y est enfermé avec d’autant plus de plaisir et de liberté qu’il était son propre mécène. Publier, d’abord des articles, puis un livre, l’idée ne lui en serait peut-être jamais venue si je ne l’avais pas incité à le faire.

Réponse des auteurs

Réponse des auteurs du livre L'hypothèse Dieu à la réplique de Jacques Dufresne.
La « Réplique » que Jacques Dufresne a généreusement accepté de rédiger pour notre essai donne le coup d’envoi d’un dialogue entre croyants et non-croyants. En plus de nous ouvrir le site Homo Vivens pour faciliter le dialogue, Jacques s’est personnellement impliqué dans le débat en se faisant pour ainsi dire premier de cordée.