L'agnostique

 

Le chapitre 3 de L’hypothèse Dieu souligne que plusieurs personnes se définissent comme agnostiques. Il suffit de comparer leurs positions respectives pour en constater la diversité. Avant de proposer une typologie basée sur cette observation, quelques considérations générales. 

Lorsqu’à la fin du dix-neuvième siècle Thomas Henry Huxley a créé le mot « agnostique », il a suscité une polémique initiée par le recteur du King’s College de Londres, Henry Wace. Celui-ci partit en guerre contre ce qu’il appelait la « lâcheté de l’agnosticisme[1] ». Cette attitude a persisté jusqu’au vingtième siècle comme en fait foi ce témoignage : « d’après Quentin de la Bédoyère, l’historien catholique Hugh Ross Willimason "respectait le croyant engagé tout comme l’athée engagé. Il réservait son mépris pour les médiocrités molles et inconsistantes qui baguenaudaient entre les deux"[2] ». Jocelyn Giroux et moi avons souligné dans L’hypothèse Dieu[3], un changement d’attitude : « Aujourd’hui, l’agnostique devient un interlocuteur de premier plan. Il considère que tout ce qui est au-delà de l’observable (tout ce qui est métaphysique) est inconnaissable. Le mot est utilisé sans aucune connotation péjorative, parfois même pour souligner une position avantageuse : "Au cours des populaires débats au sujet de l’existence de Dieu, les vainqueurs ne sont ni les théistes ni les athées, mais les agnostiques – ces enfants négligés de la controverse religieuse – qui soulignent avec raison que dans le débat aucune partie n’a établi le bien-fondé de ce qu’elle avance"[4]». L’agnostique se reconnaîtra souvent dans cette description d’Alain : « C’est l’état d’un homme qui se résigne à ignorer. Par exemple ignorer s’il y a un Dieu, une vie future, une âme; ou bien ignorer ce que sont les choses en soi, et ne les connaître que par leurs effets sur nos sens. […] L’agnostique a ordinairement pour morale de ne pas troubler ni inquiéter les autres, pour des choses obscures et incertaines, ce qui revient à apaiser les haines, ambitions et avidités. Sa morale est de modération et de paix, par opposition au fanatisme des dogmatiques[5]. »

On se dit agnostique lorsqu’on s’abstient de répondre par oui ou non à une question qui ne peut-être tranchée sur le plan strictement rationnel. Mais cela ne suffit pas pour caractériser cette position. Dans un débat religieux, personne ne peut affirmer que Dieu existe ou que Dieu n’existe pas s’il s’en tient à l’argumentation rationnelle. Yves Gingras l’exprime de façon élégante : « Je suis rationnellement agnostique, mais existentiellement et affectivement athée. Une telle distinction conceptuelle devrait aller de soi quand on veut discuter clairement de croyances, de spiritualité et de religion[6] ». Et à moins d’évoquer des modes de connaissances qui échappent à toute vérification, personne ne peut affirmer qu’il sait que Dieu existe ou qu’il sait que Dieu n’existe pas. André Comte-Sponville l’exprime autrement : « Nous ne savons pas si Dieu existe; nous ne pouvons le savoir. C’est ce qui justifie la foi et l’athéisme, qui sont deux croyances […] Agnôstos, en grec, c’est l’inconnu ou l’inconnaissable. Être agnostique, c’est prendre cet inconnu au sérieux, et refuser d’en sortir : c’est reconnaître ou affirmer qu’on ne sait pas[7] ». Et il précise ailleurs : « L’agnostique […] ce n’est pas seulement celui qui reconnaît ne pas savoir ce qu’il en est de l’absolu (beaucoup de croyants et d’athées le reconnaissent également); c’est celui qui s’en tient à cet aveu d’ignorance, qui refuse d’aller plus loin, qui ne veut pas se prononcer sur ce qu’il ignore, enfin qui défend une espèce de neutralité, de scepticisme ou d’indifférence en matière de religion[8] ».

Une autre précision : il ne suffit pas de dire que l’agnostique est un non-croyant, car l’athée l’est également ainsi que tous ceux qui, n’ayant reçu aucune éducation religieuse, sont totalement indifférents à ces questions. C’est sur le plan existentiel et psychoaffectif qu’il faut chercher ce qui différencie l’agnostique du croyant et de l’athée.

L’agnostique refuse en général de se laisser désigner comme « athée », même si étymologiquement le terme qui signifie « sans Dieu » peut s’appliquer à lui. Dans L’hypothèse Dieu, nous faisons une nuance. Dans un sens très large, nous acceptons de désigner l’agnostique comme un « athée par défaut ». C’est une façon de le distinguer de l’athée convaincu pour qui Dieu n’existe pas. Bertand Russell, un des fondateurs de la logique moderne, illustre l’ambiguïté des mots : « Je parle comme celui que mon père voulait voir élevé comme un rationaliste. Je n’ai jamais su si je devais me dire « agnostique » ou si je devais me dire « athée » […] Par rapport aux dieux olympiques, si je m’adresse à un auditoire entièrement composé de philosophes, je dirais que je suis un agnostique. Mais si nous utilisons le langage courant, je crois que nous dirions tous que nous sommes athées en rapport avec ces dieux. Par rapport au Dieu chrétien, il me semble que je dois suivre la même ligne de pensée[9] ».

Cette mise en problème servira de fil conducteur dans la compréhension de l’expérience de ceux qui se qualifient d’agnostiques. J’écarte aux fins de ma typologie les définitions d’observateurs qui ne sont pas agnostiques. Leurs interprétations sont souvent un simple reflet de préjugés. Je m’en tiens aux descriptions que font d’eux-mêmes ceux qui se disent agnostiques. Je les regroupe dans trois catégories : l’agnostique rationaliste, l’agnostique par défaut, et l’agnostique que j’appellerai « protocroyant », un néologisme que j’expliquerai plus loin. J’ai soumis chacune de ces catégories à des interlocuteurs qui s’y reconnaissent. Je citerai à l’appui quelques auteurs qui se disent agnostiques et dont le témoignage correspond à l’une de ces catégories.

L’agnostique rationaliste

Celui que j’appelle agnostique rationaliste s’interdit toute croyance qui pourrait le distraire d’une quête de vérité ou contaminer celle-ci. Il est habituellement passionné de vérité et de recherche intellectuelle. Pour lui, le mot agnostique prend sa pleine signification. Selon la formule d’Yves Gingras déjà cité, on pourrait dire qu’il est « rationnellement, existentiellement et affectivement agnostique ».

Très exigeant sur le plan intellectuel, l’agnostique rationaliste refuse le saut psychoaffectif qu’il faudrait pour franchir les limites du savoir. Il s’impose d’articuler sa position uniquement sur le plan rationnel. Le mot « croire » est banni de son vocabulaire en raison même de la composante psychoaffective inhérente à l’acte de croire. En conséquence, cet agnostique ne peut se prononcer sur l’existence de Dieu. On en trouve chez les philosophes, chez les écrivains et chez les scientifiques[10]. Thomas Henry Huxley et Bertrand Russell, déjà cités, en font partie.

Albert Jacquard aussi. Mais sa position est pour le moins paradoxale. « Je ne suis pas croyant […] Je ne suis nullement "athée". Je suis comme beaucoup, agnostique, c’est-à-dire conscient de mon incapacité de dire quoi que ce soit de ce qu’il est convenu de désigner par le mot Dieu[11] ». Cela ne l’empêche pas de publier une monographie intitulée « Dieu? » dans laquelle il reformule le credo catholique en termes scientifiques. Il n’a rien à dire sur Dieu, mais beaucoup sur la religion. Il défend par ailleurs un humanisme engagé basé sur les valeurs chrétiennes.

Je cite deux autres scientifiques qui soulignent leur position rationaliste, Carl Sagan et Stephen Jay Gould. Le premier s’étant positionné comme agnostique lorsqu’on l’interrogeait sur l’existence de la vie ailleurs dans l’univers, on insistait pour qu’il exprime « son sentiment viscéral ». Il eut cette réplique célèbre : « Mais j’essaie de ne pas penser avec mes viscères. Il est tout à fait normal de réserver son jugement jusqu’à ce que des preuves soient établies[12] ». Le second, dans un plaidoyer pour une séparation entre la science et la religion, est explicite sur sa position personnelle : « Je ne suis pas croyant. Je suis agnostique, au sens excellent que donne à ce terme Thomas Henry Huxley, selon lequel pareil scepticisme tolérant est la seule position rationnelle, car, de fait, on ne peut pas trancher[13] ».

L’agnostique par défaut

À l’inverse de l’agnostique rationaliste qui s’interdit de « penser avec ses viscères » selon l’expression de Carl Sagan, c’est la résonance psychoaffective qui éloigne l’agnostique par défaut de la croyance religieuse ou athée. Il fait preuve de la plus grande discrétion dans ce domaine. Il prend rarement l’initiative d’un débat sur des questions religieuses ou métaphysiques. Pourtant, si on le questionne, il prend le temps de se situer, ce qui le distingue de l’indifférent qui rejette tout simplement la question. Cet agnostique vit sans problème avec l’incertitude. Il n’a pas besoin de croire pour conduire sa vie. Lorsqu’il est invité à considérer les questions religieuses, il se contente de dire qu’il ne sait pas. Il ne professe aucune croyance particulière et vit très bien sans cela. L’une de mes interlocutrices se disait a-croyante.

Comme l’agnostique rationaliste, l’agnostique par défaut constate l’absence de croyance chez lui, mais il y voit le résultat d’une expérience de vie plutôt que d’un a priori rationaliste. Souvent le mot « croire » évoque chez lui une croyance religieuse dont il s’est dissocié. Si on lui demande s’il croit au moins possible que Dieu existe, sa réaction spontanée est globale : « je ne crois rien, je dis que je ne sais pas ». Selon la formule d’Yves Gingras, on dira de lui qu’il est « rationnellement agnostique, mais existentiellement et affectivement réfractaire à la croyance religieuse ou athée ».

J’aimerais citer des personnages célèbres pour illustrer cette catégorie, mais c’est l’absence de tels témoignages publics qui est la meilleure illustration. On les rencontre dans la vie quotidienne, à l’occasion d’une question ou d’un événement qui les amène à se situer. On trouvera aussi, au hasard des blogues sur Internet, l’expression que j’ai choisie pour les désigner : « Autrefois, on était catholique "par défaut" […] Maintenant, on est agnostique par défaut[14] ».

En l’absence d’une documentation nourrie, une illustration par contraste nous est fournie dans le témoignage d’un politicien belge, Rudy Demotte. Son agnosticisme correspondrait davantage à la prochaine catégorie, mais l’intérêt ici est qu’il se distingue précisément de l’agnostique par défaut : « Je ne suis pas croyant, mais spiritualiste. C’est-à-dire que je n’exclus pas la transcendance, sans avoir la foi. Mes amis rationalistes diront qu’on ne peut pas scientifiquement prouver la transcendance. Je n’en ai pas moins un doute profond sur certaines choses qui restent inexplorées […] Tout cela fait de moi un agnostique militant, et non un agnostique par défaut[15] ». L’objet de son militantisme est le dogmatisme.

En cherchant bien, on trouvera des personnalités publiques qui feront état d’une position qui cadre bien avec cette catégorie d’agnostique, sans nécessairement utiliser ce mot. Ils ne prennent pas l’initiative d’exposer leur position, mais au détour d’une interview, ils acceptent de se situer. C’est le cas par exemple de Jean Louis Roux : «  Même si je ne crois pas en Dieu, je ne nie pas pour autant l’existence du Christ […] Ceci étant dit, je ne m’emploie pas à nier l’existence de Dieu. Je constate simplement que j’en doute[16] ». Cette expression  « je constate » décrit bien la réalité de l’agnostique par défaut. Il constate qu’il vit sans croyance.

L’agnostique protocroyant

Les deux types d’agnostiques décrits plus haut se caractérisent par le rejet de l’acte de croire pour les raisons évoquées. Mais plusieurs personnes qui se disent agnostiques sont ouvertes à une forme de croyance. La possibilité que Dieu ou une réalité transcendante spirituelle existe est ouvertement reconnue. Je propose le néologisme « protocroyant » pour la désigner, le préfixe « proto- » signifiant une position première qui ne s’achève pas dans un credo spécifique[17]. Un de mes interlocuteurs parlait de « credo sans croyances », dans l’impossibilité de nommer cette réalité transcendante dont il dit avoir l’intuition.

L’agnostique de cette catégorie n’est pas croyant, car il n’a pas la foi religieuse. Par contre, il ne se considère pas comme athée. Il se caractérise par son ouverture à l’existence d’un principe spirituel. Pour les uns, ce sera Dieu. D’autres parleront d’un Absolu, d’une Présence, d’un Esprit, d’un Être suprême, d’une Intelligence supérieure, d’une Force supérieure, de l’Inconnaissable, ou simplement de Quelque chose. Selon la formule d’Yves Gingras, on dira de l’agnostique protocroyant qu’il est « rationnellement agnostique, mais existentiellement et affectivement ouvert à la possibilité d’une réalité transcendante ».

Pour illustrer cette ouverture à la croyance qui le distingue de l’agnostique rationaliste, comparons les réponses à deux questions : « Est-il possible que Dieu existe? » et celle posée par Bertrand Russell : « Est-il possible qu’entre la Terre et Mars se trouve une théière de porcelaine en orbite elliptique autour du Soleil?[18] » Dans les deux cas, on ne peut rien prouver à défaut de pouvoir observer quoi que ce soit. Mais il serait étonnant qu’une personne réponde « oui » à la question de Russell. Il n’y a rien dans l’expérience humaine qui puisse soutenir une telle possibilité : le bon sens suffit pour nier la présence d’une théière dans l’atmosphère. Mais lorsqu’il affirme la possibilité que Dieu existe, l’agnostique protocroyant éprouve une résonance psychoaffective qui l’incite à croire à cette possibilité. Parfois il s’appuiera sur la tradition religieuse ou sur les témoignages de croyants qu’il respecte. L’existence de Dieu est plausible à ses yeux.

Certains agnostiques vont bien au-delà d’une reconnaissance de la « possibilité que Dieu existe ». Ils manifestent une certaine aspiration à croire, même si leur histoire de vie ne les conduit pas à une foi religieuse. Une réplique en ouverture du film de Bernard Émond, Le journal  d’un vieil homme décrit bien cette attitude : « Je ne crois pas en Dieu et je le regrette. Je ne peux pas m’empêcher de penser qu’il me manque quelque chose d’essentiel comme un élément de liaison qui ferait de ma vie un tout. »

Le réalisateur de ce film, Bernard Émond, se décrit lui-même comme agnostique : « Il y a quelques mois, un journaliste pressé m’a décrit comme un athée. Je me suis empressé de répondre dans son journal que je n’étais pas athée, mais agnostique, et que je préférais me tenir coi devant le mystère du monde ». Il explique ainsi sa position : « Il est difficile de ne pas éprouver devant le spectacle d’un ciel étoilé au mois d’août, ou en en écoutant une cantate de Bach, le sentiment d’une Présence. Le sentiment d’une Présence, en tout cas de quelque chose qui nous dépasse. Que ce sentiment vienne d’une présence réelle ou soit une création de notre esprit émerveillé devant la grandeur du monde, il est précieux[19] ».

Dans un livre intitulé Espérer croire, le philosophe Gianni Vattimo raconte que son titre est inspiré d’une anecdote : « Il y a plusieurs années, il m’arriva de devoir téléphoner, d’une cabine publique […] au Pr Gustavo Bontadini, grand représentant de la philosophie catholique […] Il me demanda soudain si au fond je croyais encore en Dieu […] Je répondis que j’espérais croire[20] »

Le philosophe Jean Dormesson, interviewé sur son livre C’est une chose étrange à la fin que le monde, décrit une position qui lui mériterait ce titre de protocroyant : « Certains lecteurs m’ont écrit pour me dire que j’étais en faveur de Dieu, que je lui donnais sa chance. D’autres m’ont demandé si je n’étais pas devenu athée. Ce n’est pas mon sentiment : je suis agnostique. Et agnostique ne veut pas dire athée. Être agnostique, c’est douter, et c’est vrai que je doute. Mais c’est vrai aussi que ce livre est plutôt une tentative de donner sa chance à Dieu. Je ne dis pas qu’il existe, mais qu’il n’est pas impossible qu’il existe, même si je crois d’abord à la science[21] ».

Conclusion

Toute typologie a le défaut de réduire à quelques catégories une réalité qui habituellement échappe à ce genre de réduction, surtout dans le domaine de la spiritualité. J’espère que celle que je propose aura certains avantages qui compenseront l’effet de réduction. Je serai heureux si certains se reconnaissent dans l’une ou l’autre de ces catégories, comme ce fut le cas pour plusieurs de mes interlocuteurs. Je serai plus heureux encore si d’autres lecteurs quittent une position d’observateur face à l’agnostique, prenant le temps de vérifier auprès d’eux l’image qu’ils s’en font. Enfin, je serai comblé par mes lecteurs agnostiques qui ne se reconnaîtront dans aucune de mes catégories, surtout si celles-ci leur servent de tremplin pour dire au moins ce qu’ils ne sont pas, et idéalement ce qu’ils sont.


[2]Cité dans Dawkins, R. (2008), Pour en finir avec Dieu, Paris : Laffont, p. 55.

[3]Giroux, J. et St-Arnaud, Y. (2015), L’hypothèse Dieu, Montréal : Liber.

[4]Gutting, G. (2010), NewYork Time, 2 août 2010, cité dans ibid. (notre traduction).

[6]Gingras, Y. (2009), Le pari de la raison, dans Baril, D. et N. Baillargeon (dir), Heureux sans Dieu, Montréal : VLB Éditeur, p. 50.

[7]Comte-Sponville, A. (2001), Dictionnaire philosophique : Paris : PUF, p. 28.

[8]Comte-Sponville, A. (2006), L’Esprit de l’athéisme. Introduction à une spiritualité sans Dieu, Paris : Albin Michel, p. 83.

[10]Wikipédia propose une liste qui contient près de 40 noms de personnes connues : https://fr.wikipedia.org/wiki/Catégorie:Philosophe_agnostique.

[11]Jacquard, S. (1997), Petite philosophie à l’usage des non-philosophes, Paris : Calmann-Levy, p. 172.

[12]Cité dans Dawkins, R. (2008), Pour en finir avec Dieu, Paris : Laffont, p. 55.

[13]Gould, S. J. (2000), Et Dieu dit : « Que Darwin soit! », Paris : Éditions du Seuil, p. 22.

[16]Lavoie-Bouchard, J. (dir.) (2000), Ce que je crois, 18 personnalité face à la question de Dieu, Ottawa : Novalis, p. 119 et 120.

[17]On pourrait en contrepartie parler de l’athée rationaliste comme d’un proto-athée.

[19]Émond, B (2011), Il y a trop d’images, Montréal : Lux (p. 112- 113).

[20]Vattimo, G. (1998), Espérer croire, Paris : Le Seuil, p. 74.