Résumé du chapitre 6 de L’hypothèse Dieu

 

La nature humaine

La richesse de l’expérience humaine est sans pareille, mais l’hypothèse Dieu n’est plus nécessaire pour la comprendre et en expliquer l’origine.

L’exception humaine. Nous partageons la conviction qu’il est temps de mettre fin à l’idée que la nature humaine est fondamentalement différente du reste de la nature. Il n’est plus raisonnable de penser l’univers en fonction de l’homme.

Généalogie de l’idée d’âme immortelle. La mort rebute. Pas étonnant que l’on ait tenté de la vaincre en créant un monde surnaturel qui permet de survivre. La pensée est immatérielle, pourquoi ne le serions-nous pas fondamentalement? Et voici l’âme. Il suffit d’y croire et la religion s’en est assurée. Mais la raison reprend le dessus et l’âme n’échappe pas à la mort. L’immatérialité devient naturelle. La mort est un fait incontournable.

Un dualisme périmé. On a longtemps supposé un double principe pour dissocier « esprit » et « cerveau ». Aujourd’hui un seul principe suffit, on est satisfait de voir dans l’expérience du « je » une propriété émergente de la nature au cours de l’évolution. La science supplante la Bible dans une interprétation naturaliste de la nature humaine. Une interprétation qui invalide les ségrégations de toutes sortes et met fin, en particulier, à la traditionnelle misogynie de la religion.

La responsabilité. L’approche naturaliste de la responsabilité individuelle est de plus en plus documentée, surtout depuis que les sciences conçoivent la vie et la conscience (l’esprit) comme des propriétés émergentes apparues au cours de l’évolution. Le déterminisme évident n’est plus un obstacle à une conception où chacun demeure responsable de ses actes.

L’apprivoisement de la mort. La mort – à l’origine des conceptions dualistes et surnaturelles – devient naturelle à mesure que l’homme retrouve sa place dans l’univers. Il a apprivoisé l’héliocentrisme et l’évolution, il apprivoise maintenant l’idée qu’il va mourir. Sur le chemin de l’immanence, la mort fait partie de la condition humaine, ni plus ni moins. Le surnaturel s’évanouit, l’âme meurt et l’hypothèse Dieu n’est plus nécessaire pour apprivoiser la mort.

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