Résumé du chapitre 5 de L’hypothèse Dieu

 

L’origine de l’univers et de la vie

Tout indique qu’il n’y a jamais eu ni commencement ni origine d’un cosmos infini. Pour ce qui est de l’origine de la vie, on l’attribue au hasard, opérant sous des contraintes de plus en plus précises pendant des milliards d’années.

Généalogie de l’idée d’un Dieu créateur. Rien ne distingue la Genèse parmi toutes les autres fantaisies mythiques sur les origines de l’univers, sinon la prétention, bien occidentale, qu’elle est d’inspiration divine. Nous retraçons les origines bien humaines des textes bibliques.

Le néant. L’histoire nous montre la « vacuité » de la notion de néant pour expliquer la création. Philosophes et scientifiques s’emploient à la dissoudre. Lorsqu’on cesse de confondre le commencement de notre univers avec l’origine de tout, l’idée même d’une création à partir de rien s’avère inutile.

Du dessein intelligent et du principe anthropique. Deux thèses de résistance à la constatation scientifique que le hasard est au cœur du processus évolutif. L’idée que notre univers obéisse à un plan préétabli ne tient pas la route, au point que la justice américaine a interdit d’inclure les idées créationnistes dans les cours de science. Les scientifiques rejettent majoritairement la version d’un principe anthropique fort qui suppose que ce qui existe devait exister. Ce principe vise à sauver l’idée que l’homme est l’aboutissement de l’univers, une idée qui ne résiste pas aux données scientifiques.

Brève histoire du finalisme. Les philosophes ont toujours été divisés au sujet du finalisme. Les concepts se bousculent et n’expliquent rien : finalisme immanent ou transcendant, cause finale, dessein, but, intention. Un terrain fertile pour construire l’idée d’un Dieu créateur dont le projet aboutit à l’homme, créé à son image. Les cultures qui se sont intéressées à la question de l’origine du monde ont développé des mythes extrêmement divers dans lesquels l’imagination humaine s’est donné libre cours. La science démontre maintenant que l’humain pense par analogie. Elle sonne le glas du finalisme.

Généalogie de la résistance au concept du hasard. Le hasard fait partie de la vie courante. Non pas l’absence de causes, mais la rencontre de séries causales indépendantes. On le constate dans la rencontre de deux êtres qui s’unissent pour procréer et dans la victoire d’un seul des quelque vingt millions de spermatozoïdes qui luttent pour féconder un ovule à la suite d’une éjaculation normale. Mais lorsque l’anthropocentrisme reprend du service, on refuse d’y voir le mécanisme de base de l’évolution. Si l’espace-temps du quotidien rend difficile de concevoir notre monde comme le fruit du hasard, un recul de quelques milliards d’années aide à comprendre que le hasard – mutation génétique et milieu – préside à l’évolution.

Amorce de dialogue: 

À venir

En attente d'une amorce de dialogue