Résumé du chapitre 4 de L’hypothèse Dieu

 

L’énigme Jésus

Nous proposons de montrer que la Bible en définitive est moins de l’histoire qu’une histoire. Les versions de Jésus se multiplient au gré des croyances et des sensibilités; chez les croyants, mais aussi chez les experts.

Jésus après deux mille ans. À partir d’une soixantaine d’opinions d’experts sur les textes sacrés, nous déconstruisons la continuité que la chrétienté a tenté d’établir entre l’Ancien et le Nouveau Testament. Passée au crible de la science, l’épopée de Moïse s’effrite au point que l’on doute même de son existence. Vient ensuite le choix arbitraire que l’on  doit faire en présence des nombreuses images de Dieu dans l’Ancien Testament. Nous nous réjouissons que la chrétienté ait mis au rancart le Dieu vengeur qui ordonnait le meurtre d’hommes, de femmes et d’enfants, au profit du Dieu amour choisi par Jésus. Après une démystification des prophéties, nous soulignons combien la lecture allégorique des textes sacrés, d’usage courant à l’époque, nous apparaît aujourd’hui comme une méthode d’interprétation hallucinante. Nous lui opposons la lecture d’une « œuvre ouverte », une méthode contemporaine basée sur le principe que chaque génération recrée l’œuvre en la lisant avec sa propre sensibilité.

Foi ou scepticisme, deux histoires. L’hypothèse Dieu étant rejetée, il va de soi que nous rejetons l’idée d’un Dieu incarné. Une analyse de l’exégèse croyante monte l’énormité des difficultés que rencontrent les croyants qui ont besoin d’appuyer leur foi sur des faits. Les martyrs qui devaient édifier en se faisant tuer pour leur foi deviennent des fanatiques suicidaires qui ressemblent davantage aux « martyrs de l’Islam ». Par-dessus tout, la naissance virginale de Jésus devient de plus en plus difficile à défendre. Les faits sont tels qu’il devient impossible de douter que Jésus a bel et bien eu des frères et des sœurs. Le processus de mythologisation de Marie, à la lumière de la littérature de l’époque, s’explique facilement. Les miracles de Jésus subissent le même sort de banalisation à l’encontre des dogmes catholiques qui proclament anathème celui qui prétend « que l’origine divine de la religion chrétienne ne peut être valablement prouvée ». Même la résurrection de Lazarre et celle de Jésus sont mises en doute par des théologiens.

Jésus, ni plus ni moins. Jésus était un être d’exception. On l’a divinisé comme on l’a fait pour d’autres génies qui ont marqué l’évolution de l’humanité. Ce temps est révolu. Le Jésus du non-croyant est d’autant plus extraordinaire et attrayant qu’il est maintenant dépouillé de tout l’apparat divin qu’on lui a imposé. 
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