Résumé du chapitre 3 de l’hypothèse Dieu

 

Savoir et croire

La science ayant des limites évidentes, il faut aller au-delà du savoir. Mais l’acte de croire et la justification d’une croyance ont aussi leurs exigences. Une généalogie de la croyance religieuse introduit un doute sérieux sur la possibilité d’atteindre la vérité à travers la religion.

L’acte de croire. Croire désigne un processus – l’acte de croire – et un contenu. Selon le contexte, le mot croire désigne soit la foi religieuse, soit une d’adhésion à un énoncé que l’on ne peut prouver. L’acte de croire souligne la part inévitable de la subjectivité dans l’assentiment que l’on donne à un énoncé. Le raisonnement est second, d’autres processus comme l’intuition, l’imagination, le sentiment, la créativité, la socialisation sont à l’origine d’une croyance.

Le besoin de croire. Au sujet d’un besoin de croire que d’aucuns considèrent comme universel, notre position est qu’il est instrumental au service de besoins fondamentaux dont il ne fait pas partie. L’agnostique et le sceptique n’ont pas besoin de croire.

La justification d’une croyance. L’esprit humain est ainsi fait que, même en reconnaissant l’impossibilité de prouver hors de tout doute ce que l’on croit, on a besoin de le justifier rationnellement. Nous analysons certaines acrobaties intellectuelles sans valeur épistémique avant de présenter différentes approches des sciences contemporaines pour expliquer la croyance.

Naissance et évolution des croyances. La religiosité n’est pas différente des autres caractéristiques du comportement humain, elle est attribuable à l’influence du milieu et à la personnalité comme en témoignent les recherches. L’analyse de la conversion contribue à dissiper la prétention d’une pure rationalité épistémique de la croyance religieuse. Celle de la déconversion ajoute à la compréhension du phénomène religieux.

Généalogie de la croyance religieuse. Après avoir montré que la rationalité cognitive ne peut être le fondement de la croyance religieuse, la généalogie s’intéresse à l’origine de celle-ci. Le concept scientifique de surinterprétation aide à comprendre l’évolution de la croyance catholique occidentale qui est loin d’avoir l’ampleur qu’on lui a longtemps attribuée. La généalogie de la croyance religieuse du XIXe siècle est surtout l’œuvre des philosophes. Ils ont ouvert la voie aux analyses contemporaines qui mettent à contribution l’ensemble des sciences humaines. On y analyse en détail la dynamique entre la composante cognitive et la composante psychoaffective d’une croyance : modèles cognitivistes et théorie de la dissonance cognitive se complètent. L’hypothèse Dieu n’est pas nécessaire pour comprendre la croyance religieuse.

Amorce de dialogue: 

L'agnostique

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Dans le débat religieux, plusieurs participants se définissent comme agnostiques. Il suffit de comparer leurs positions respectives pour en constater la diversité. Avant de proposer une typologie basée sur cette observation, quelques considérations générales.