Invitation au dialogue

 

Au-delà du savoir, il y a l’acte de croire!

L’homme ne vit pas seulement de pain. Il a aussi besoin d’aimer et d’être aimé, de réussir ce qu’il entreprend et de donner un sens à tout. Le croyant trouve une réponse particulière à ces besoins. Sa foi lui permet de maintenir des liens virtuels avec ses êtres chers décédés tout en bénéficiant d’un amour inconditionnel de la part d’un être infiniment bon, d’œuvrer dans le cadre d’un projet divin et d’adhérer à un système qui donne un sens à l’inexplicable.

En contrepartie, cette vision qui superpose un monde surnaturel à la nature n’a cessé de susciter la méfiance. Le recours au divin pourrait être un détour inutile si la nature se suffit à elle-même. Lucrèce, vers l’an 55 avant notre ère, fut un des premiers à opposer l’immanence à la transcendance. Parlant de ses contemporains, il déplorait que « leur seul recours fût donc d’attribuer tout aux dieux, de tout interpréter comme un signe divin[1] ». Aujourd’hui, il devient naturel de vivre sans référence au divin dans ce que Charles Taylor appelle l’âge séculier[2]. On croit que la mort est finale, celle des êtres chers et la sienne, que le besoin d’amour ne peut être satisfait qu’avec ses semblables. On œuvre dans le cadre de la nature en évolution. On donne un sens à tout sans recours au surnaturel. C’est une vision immanente.

Dans le prolongement d’un Projet d’une cosmologie immanente de Jocelyn Giroux[3], nous avons publié un livre intitulé L’hypothèse Dieu[4]. Nous visons à démontrer qu’un monde surnaturel est superflu pour expliquer l’origine de l’univers et de la vie, la nature humaine, la moralité, ou même la croyance en Dieu et la Bible.

La Maison Liber a accepté que nous produisions en ligne un résumé de chaque chapitre de L’hypothèse Dieu en vue d’un dialogue sur les questions soulevées dans ce livre. Jacques Dufresne, directeur du portail Homo Vivens, a généreusement mis à notre disposition un site consacré à ce dialogue. Il donne lui-même le coup d’envoi dans sa « Réplique aux auteurs de L’hypothèse Dieu » à la fin du livre.

Transcendance ou immanence? La réponse relève des convictions personnelles puisque nous sommes destinés à Vivre sans savoir[5]. Chacun est invité à se situer. C’est la portée des échanges auxquels nous invitons nos interlocuteurs.

Le dialogue que nous souhaitons ne sera pas restreint au cadre spécifique de L’hypothèse Dieu. Plusieurs controverses pourront découler de cette opposition entre une vision transcendante et une vision immanente. Une d’elles est déjà ouverte dans le document intitulé « Désenchantement? »

Tout interlocuteur voulant contribuer à nos échanges est bienvenu. Il n’y aura ni arbitre ni juge, chaque participant ayant la responsabilité d’établir sa propre position.


[1] De rerum natura, IV, v. 15-25, traduction de Comte-Sponville (2008), Le Miel et l’absinthe, Paris : Hermann.

[2] Taylor, C. (2011), L’Âge séculier, Montréal : Boréal.

[4] Giroux, J. et St-Arnaud, Y. (2015), L’hypothèse Dieu, Montréal : Liber.

[5] St-Arnaud, Y. (2012), Vivre sans savoir. Invitation au dialogue entre croyants et non-croyants, Montréal : Fides.

 

 

Amorce de dialogue: 

Le dialogue est-il possible entre un croyant et un athée convaincu?

Auteur(s): 

La publication de L’hypothèse Dieu, un plaidoyer pour l’immanence, se veut une invitation au dialogue entre croyants, athées et agnostiques.